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Documents sources



Une histoire de « pixels argentiques »

Ou : une histoire de grain


          Une pellicule, c'est une couche de matière sensible déposée sur un support transparent.
          La matière sensible, des composés aux formules chimiques très compliquées hors de notre propos, est «pulvérisée» sur le support en petites gouttes plus ou moins grosses.
          On apperçoit ces gouttes en agrandissant très fort le cliché. A partir d'un grandissement donné, l'image semble être granuleuse.
          D'où la notion de grain !

          Chaque grain reçoit une dose de lumière et réagit. Ensuite, les différents bains transforment cette couche de matière en lui donnant une couleur plus ou moins foncée en fonction de la lumière reçue.
          Si on est en N&B , la couleur va du transparent au noir en passant par tous les tons de gris.
          Si on est en couleur , les trois couleurs de base se partagent la lumière pour redonner ce qu'on sait.

          L'idée que pour avoir un maximum de qualité photographique vient vite : il suffit que chaque rayon lumineux qui traverse l'objectif touche un grain et un seul.
          Ce qui implique que pour avoir le maximum de définition, on ait des grains les plus petits possibles. C'est bien le cas. A ceci près que s'est d'autant plus facile de déposer des grains de plus en plus fins ... que la matière est moins sensible.
          Malheureusement, ceci va à l'encontre de notre souhait qui est d'avoir le plus de sensibilité possible pour pouvoir faire des images avec le minimum de lumière. Mais, c'est une autre histoire.

          Mais, plus le grain est fin, plus on peut agrandir pour obtenir un document final le plus grand possible. C'est tout à fait possible de transformer un cliché de 36 mm de large en image positive de 1 mètre de large. Voire plus si la qualité générale suit.
          En revanche, il est clair que sur le document papier, il suffit que la taille du grain ne soit pas visible, disons, à l'oeil nu. Par exemple, 1 mm

          Une opération simple nous dit alors que pour une image de 1 mètre de large, pour un grain de 1mm maxi sur le papier, le grain sur la pellicule doit être d'une taille maximum voisine de 4 centième de millimètre

Dans un agrandisseur.

Quel est l'intérêt de cette histoire ?

          Quel objectif je poursuis ? Sinon, d'avoir l'image la plus propre possible.

          Mais, un image en argentique, c'est quoi ?
- soit un négatif, la pellicule , pour lequel le point de définition est très petit ;
- soit un positif, le papier , pour lequel un point de définition est nettement plus grand.
          Avec un autre problème : j'ai pris un exemple en agrandissant mon cliché 24x36 en image de 1 mètre de large. Qui a déjà fait tirer ses clichés dans une telle taille ?
          On s'arrête plus généralement au 10x15, donc une image qui aura au maximum 15 cm de large.
          Mais, pour autant, le grain du papier sera le même : sa taille avoisine le millimètre !

          Autrement dit : si j'utilise un document positif, donc une photo, pour transférer mes images de l'argentique au numérique, je perds 85% de la qualité de mon cliché !

          J'ai certainement poussé les échelles. Mais l'idée est là.
          Et j'obtiens la première conclusion :

          Il faut scanner la pellicule et pas le papier !
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  Dernière modification : 23/07/2015