Lignes fortes horizontales
|
Ligne forte basse => horizon
L'affectation principale de la ligne forte basse est de représenter l'horizon.
Corollaire immédiat :
pour que la ligne d'horizon puisse coïncider avec la ligne forte, il est indispensable qu'elle soit ...
horizontale
!
Encore une lapalissade ? Certainement. Mais, au nombre de photos qu'on rencontre avec des mers qui se vident tellement elles penchent, peu de monde connait cette évidence !
Ligne forte haute => horizon
L'affectation principale de la ligne forte basse est de représenter l'horizon.
Interrogation :
combien y a-t-il d'horizons sur une photo ?
Réponse 1 :
1 seul, comme partout !
Réponse 2 :
il faut donc choisir !
|
|
Critères de choix
Comparons le ciel sur les deux images ci-contre :
- Photo du haut : l'ampleur des nuages est bien mise en valeur.
- Photo du bas : les nuages sont coupés. Mais, la mer domine.
Conclusion :
en fonction de ce qu'on veut représenter, on choisira de mettre la ligne d'horizon :
- Sur la ligne forte basse pour privilégier le ciel.
Plus généralement, la partie la plus importante du sujet est en haut de l'image.
- Sur la ligne forte haute pour privilégier la terre.
Plus généralement, la partie la plus importante du sujet est en bas de l'image.
|
|
Quand l'horizon est moins net
|
C'est le cas dès qu'on n'est plus au bord de la mer. C'est donc le cas pour 99% des images dans nos contrées.
Si l'horizon n'est pas aussi visible, rien n'empêche de définir une zone témoin qui dessine un horizon virtuel.
Ci-contre, la vue butte sur le talus des remparts de Toul. La limite entre ciel et terre n'est pas l'horizon, puisque le photographe qui est au pied des remparts doit lever le regard pour découvrir la limite entre ciel et terre.
L'objectif est alors de distribuer les plans de l'image de telle sorte que le sujet, ici les ouvrages hydrauliques prennent la place principale de l'image. La cathédrale qui est posée au dessus de la ligne forte haute n'est plus qu'un accessoire qui situe bien le sujet à Toul.
La règle des lignes fortes évolue pour désigner non plus un trait, mais une zone principale située de part et d'autre de la ligne forte. Cette zone pouvant être plus ou moins large compte tenu de l'allure générale de l'image.
|
|
|
Ci-contre, le ciel prend une place prépondérante en libérant la partie haute de l'image.
La cathédrale n'est plus un accessoire comme ci-dessus, mais l'image devient un point de vue particulier avec, comme premier plan, le nouveau parking, près de la Porte Moselle.
La difficulté est d'équilibrer les différentes composantes de l'image autour d'une ligne pour faire que le lecteur engage sa lecture en fonction d'un repère qui devrait être celui sous-tendu par l'auteur de l'image.
Il faut que le lecteur puisse s'appuyer sur une structure d'image claire en faisant en sorte qu'une zone de l'image soit bien droite pour servir d'horizon en donnant la stabilité nécessaire à l'image.
|
|
L'horizon n'est pas toujours horizontal !
Ci-contre, si l'horizon choisi est la ligne de crête, le problème est qu'il n'est pas horizontal.
Ce cas de figure est en fait le plus fréquent. Dès qu'on a à traiter un horizon qui n'est pas un plan d'eau, on est dans ce cas.
La solution vient ailleurs : ici, par exemple, la ligne des toits du village est sensiblement horizontale. Elle prend donc naturellement sa place sur la ligne forte basse.
Le dilemme de l'image devient alors de choisir entre donner plus ou moins d'importance au champ de colza. Donc, de respecter ou non la position de la ligne forte, soit exactement au 1/3, soit plus bas. Par exemple, la solution de la ligne forte au 1/4, ici, donnerait un bon résultat.
|
|
Le meilleur repère...
Parce que le repère horizontal n'est pratiquement jamais disponible, sauf au bord de la mer, il faut une échapatoire !
Nous savont qu'une horizontale est perpendiculaire à une verticale. Donc, faute d'horizon marqué, pourquoi ne pas utiliser nos souvenir scolaires :
trouver une verticale.
Paradoxalement, c'est bien plus courant et plus fiable que l'horizon.
Ici, par exemple, les candélabres ont été instalés « droits », donc bien verticaux. Le meilleur repère de stabilité de la photo est ici la rangée d'éclairage.
Mais, cela serait trop simple ! Car les verticales sont-elles bien verticales ? C'est une autre histoire !
|
|
|
|