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Le flash


A quoi cela sert-il ?

          Catégoriquement :
                  - dans un stade de foot : A RIEN !!!!!
                  - pour les feux d'artifice : A RIEN !!!!

Alors, pourquoi ?

          Pour apporter de la lumière quand il n'y en a pas assez !

          Mais, dans des limites précises.

          Exemple 1 : le stade de foot :
          Deux constats : à quoi servent les projecteurs qui éclairent le stade ? A côté, le flash de l'appareil ce n'est même pas une goutte de pipi de chat. Et à quelle distance évoluent les joueurs ?
          Donc : inutile !

          Exemple 2 : les feux d'artifice :
          Qui n'a jamais vu de feux d'artifice sans lampe de poche pour les éclairer ? Et, comme au stade : à quelle distance du public pètent-ils ?
          Donc : inutile !

          Pour ne plus voir le sourire moqueur des photographes autour de vous, lisez ces quelques lignes. Merci pour eux.


          Certains se souviennent-ils encore des flashs à lampe ? A chaque photo, il fallait changer cette boule brûlante !
          Aujourd'hui, le flash électronique est généralisé et les lampes ont disparu.

Quelques données techniques.

La puissance lumineuse

          «La puissance d'un flash électronique est équivalente à la puissance d'une locomotive».
          Vrai ou faux ? Eh bien, c'est vrai . Avec une toute petite explication : le flash travaille 1/1000° de seconde ! Alors, les savants calculs des électriciens disent que la puissance est identique à celle de la loco (une vraie, pas une miniature, naturellement !)
          Pour s'en convaincre, il suffit de mettre le doigt sur la fenêtre du flash juste après l'éclair : c'est chaud !

          La puissance d'un flash est exprimée par son nombre guide .

          Ce nombre permet de décider de l'ouverture du diaphragme pour photographier un sujet à une distance donnée :
NG = ouverture x distance.


          D'où le calcul simple : si je sais à quelle distance je dois photographier mon sujet, je peux facilement définir le diaphragme à régler.
          Donc, si mon flash a un NG de 10 , si mon sujet est à 2mètres, l'ouverture sera donc réglée à :
f = 10/2 = 5

          Si, avec le même matériel, je veux photographier Zizou en train de marquer un but : distance de Zizou au moment de la photo : 100 mètres (pour faire simple !)
          Dans ce cas : f = 10/100 ! 0,1 ! L'objectif doit donc être d'un diamètre de 10fois le format de mon capteur !
          Conclusion : je sais maintenant pourquoi le pro se fiche de moi ! Au moins, cela console.

Mais, pour faire simple ...

          Les calculs d'à côté sont valables si la sensibilité de mon capteur est de 100 ISO .
          Mais, avec le flash comme avec toutes autres lumières, il faut prendre en compte la sensibilité réglée du capteur. (Pffffouhhh !)

          Si, par exemple, je règle la sensibilité à 400 ISO, que devient le Nombre Guide? Appelons-le NG2
          On a affaire ici à une formule avec racine carrée :
NG2 = NG x racine (400/100) = 10 x 2 = 20


          Note : vous savez maintenant pourquoi j'ai choisi 400 ISO : 400 / 100 =4.
          2x2 = 4 ===> racine carrée de 4 = 2. Ouf ! Cela reste dans mes cordes.

          Donc, même avec une sensibilité d'enfer, pour la photo de Zizou, c'est pas encore gagné.

D'autres problèmes, avec le flash ?

          Eh ben, oui ! En voici un : prenons une torche quelconque et éclairons un mur. La trace de lumière ressemble à un rond. Et, en plus, on s'apperçoit que l'éclairement varie du centre de ce cercle vers la périphérie.
          L'éclair du flash en fait autant ! Plus ou moins, etc. Mais, on est confronté au même problème.

          Donc, si on veut Zizou , il vaut mieux qu'il marque les buts depuis le milieu du terrain, non ?

Deux types de flash

Incorporé à l'appareil

          Dans les «nouveautés» en photographie, le flash électronique devenu un élément systématiquement intégré a été une des plus utiles, à mon sens.
          Depuis lors, on a toujours sur soi le petit ajout de lumière qui fait si souvent défaut.

          Mais, la médaille a son revers : ce flash est très peu puissant. Il est donc d'un usage limité dès qu'on arrive dans la photo dite «d'amateur averti» ou «d'expert».

          Son principal défaut est sa position fixe sur l'appareil. Avec sa principale signature : les yeux rouges.

Flash «cobra»

          S'il coûte très cher (cela peur atteindre le prix d'un bon reflex !), il rend des services incontestables au photographe averti.

          Son principal avantage est sa mobilité par rapport à l'appareil : la torche est orientable, ce qui donne des possibilités inimaginables pour le flash fixe.

          Son principal inconvénient : pour passer inapperçu, c'est vraiment raté !
          Autres inconvénients :
- il est lourd. Cela fait 500g au moins à transporter en plus du reste.
- il est assez lourd à mettre en oeuvre : sortir du fourre-tout, accrocher sur l'appareil, ensemble très encombrant, etc.

Alors, un flash, à quoi ça sert ?

          Seulement à apporter un complément de lumière au moment de la photographie.
          Ce qui se traduit par : pendant que l'obturateur de mon appareil photo laisse passer la lumière ambiante, il faut que j'ajoute la lumière du flash.

          Encore une fois, c'est vachement simple. Sauf que ... il faut que je vise juste pour apporter mon ajout de lumière pendant la toute petite fraction de seconde que dure l'exposition.

          Mais, qui c'est qui m'a dit que la photo c'était facile ??? !!!!

Première utilisation : «la photo de famille»

Apporter de la lumière au sujet

          Première condition : il faut un sujet.
          S'il y en a 1 et 1 seul, cela facilite les choses en même temps que cela fait une bonne photo ***.

          Deuxième condition : le sujet est proche :
          La distance normale d'utilisation du flash est de l'ordre de quelques mètres. 2 à 5, c'est une bonne cote. 2 mètres : c'est une photo d'un personnage, voire d'un personnage en buste ou seulement le visage. 5 mètres : c'est une photo de petit groupe : 5-6 personnes maxi, une scène de vie.

          Troisième condition : l'éclairage n'est pas suffisant :
          Mais : il existe . C'est le cas en intérieur. L'éclairage normal d'une pièce ne permet pas une photo correcte avec une sensibilité de 100 à 200 ISO. Si on peut régler à 400 ou 800 ISO, voire plus, le flash peut devenir inutile.

          C'est l'utilisation la plus courante du flash en «photo de famille». C'est en général sans surprise et cela marche bien malgré quelques petits soucis comme «les yeux rouges».

Embryon de solution

          *** : Règle de base de TOUTE photo. Donc, ce n'est pas particulier à l'utilisation du flash. Mais, j'ai trouvé bon de le rappeler.



          L'apport de lumière du flash n'est sensible que si la distance est suffisament courte.
          En règle général, au-delà de 7 à 10 mètres, le flash devient inutile.





          Faire très attention aux couleurs du décor :
               - elles peuvent absorber une trop grande partie de la lumière, c'est le cas des couleurs foncées et plutôt mates
               - elles peuvent réfléchir des couleur parasites qui vont donner des allures de revenants ou de monstres à votre sujet.

Gerer un «contre-jour»

Condition de contre-jour

          En fait, le sujet dispose d'un éclairement suffisant. Mais, l'arrière plan est très lumineux.
          Les automatismes de l'appareil vont provoquer un réglage moyen :
- le sujet sera trop sombre
- le fond sera trop clair.
          C'est un cas très fréquent en extérieur : le soleil n'est pas toujours du côté qu'on voudrait.
          C'est un cas très fréquent en intérieur : photo avec fenêtre en arrière plan.

          Ce cas est le principal intérêt du flash incorporé comme on le trouve aujourd'hui. A tous moments, on dispose de l'outil pour se sortir d'affaire en quelques secondes.
          Souvent, sur les modes automatiques, l'opération s'effectue sans qu'on y soit pour quelque chose.

Condition de prise de vue

          Attention aux automatisme de l'appareil. Si on en a la possibilité, passer éventuellement en manuel. Cela permet d'appuyer soit le fond, soit le sujet.
          Dans ce cas, un petit coup de flash «débouche les ombres» en donnant de la lumière sur le sujet.

          Dans ce type d'image, le manuel de l'appareil est très utile pour savoir comment utiliser les points de mesure de la lumière. Si l'appareil est sophistiqué, ce critère est réglable.
          Exemple : sur le 40D, cela s'appelle le mode de mesure :
- mesure évaluative
- mesure sélective
- mesure spot
- mesure à prépodérance centrale

          Attention : si le sujet est trop proche, de l'ordre du mètre, ou moins, cas des prises de vue macro par exemple, le coup de flash peut griller complètement le sujet.
Faïencerie de Toul.
          Un vitrail a «poussé» sur une fenêtre d'un bâtiment en ruine en moins d'un mois. D'où vient-il ? La réponse n'est pas encore connue.
          Il s'agit d'images documentaires.

          Sans le flash, le vitrail est mieux photographié. Mais l'intérieur du mur est tout noir.
          Avec le flash, il y a du détail sur l'intérieur du mur. Mais, le reflet gâche le vitrail parce que l'appareil est trop dans l'axe.
Faïencerie de Toul.
          Note : attention sur un vitrail. Les lames de verre ne sont pas toutes exactement dans le même plan. Il est donc difficile d'éliminer les reflets sans prendre une image très desaxée si on utilise le flash de l'appareil (cas ici). Avec le cobra, j'aurais pu orienter la tête pour élimliner complètement les reflets.

Apporteur de lumière

          La lumière d'un grand ensemble est défectueuse : dans ce cas le flash de l'appareil est toujours insuffisant (d'où le fait qu'il est complètement inutile dans ce cas !). Cette utilisation est réservée aux «flashs cobras» bien plus puissant.
          Exemple : le 40D est équipé d'un flash à nombre guide de 13. Le 550EX a un nombre guide de 55, à 100 ISO.
          Si on passe à 400 ISO, les deux outils passent respectivement à 26 et 110. On voit tout de suite les différences de possibilités dans de grands volumes.

   très souvent les grands volumes sont très gourmands en lumière : ils en renvoient peu ! Le flash devient vite trop faible, même si son nombre guide est alléchant. Cas d'une cathédrale, par exemple : la pierre grise est très gourmande de lumière.


          Note : pour les grands volumes, s'il n'y a pas de problème de flou de mobilité du sujet, il est préférable d'utiliser une grande sensibilité SANS le flash.

Abaye de Citeaux : la bibliothèque.

Photo avec flash. Photo sans flash.
          Différence entre les deux images : les torches sont plus visibles sans le flash. Les ombres disparaîssent avec.
          Petite remarque : doubler les clichés n'est pas inutile. Ici, par exemple, le flash n'était pas nécessaire avec une grande sensibilité.

Autres utilisations du flash

          Le flash permet d'autres types de photographie comme, par exemple, le marquage de mouvement. Mais, il faut comprendre quelques petites données techniques.
          Alors, courage !

Notions de durée

          Première donnée de temps dans la photographie : le temps de pose .
          Petit rappel : pour prendre une photo, il faut que la lumière puisse impressionner un capteur. Suivant l'intensité de cette lumière, il faut donc pouvoir en gérer sa quantité. Deux moyens sont disponibles :
- la vitesse d'opturation
- l'ouverture du diaphragme.

          Notre première donnée temps est donc la vitesse d'opturation qui se donne en fraction de seconde, couramment de 1/50° à 1/1000° de seconde.
          Cela signifie que l'appareil «ouvre une fenêtre» pendant le laps de temps optimum.

          Deuxième donnée temps : la durée de l'éclair du flash : en général : de l'ordre du 1/1000° de seconde.

          La solution est simple : il suffit de faire éclater l'éclair du flash pendant la fenêtre de la pose !
          Trop simple ? Certainement !

          C'est l'appareil qui s'en occupe. Alors, on n'en a rien à cirer ! Sauf que ...
          Si on regarde le dessin ci-contre, l'échelle est à peu près respectée pour une pose de 1/100°. Si on règle l'obturateur à 1/500° de seconde, que se passe-t-il ?
          La zone d'ouverture complète de l'obturateur ne sera plus que de 1/1000° de seconde . Alors, là, il faut viser juste !
          Si on passe au-dessus de 1/500° de seconde, il n'y a plus de possibilité de synchro correcte. Il y a donc une limite à l'emploi du flash, par rapport au temps de pose.

«Petit» problème technique

          Sur le dessin ci-dessous, la courbe rouge représente l'ouverture de l'obturateur :
          Par exemple, f/11. Je fais une photo au 1/100° de seconde (soit 10/1000°).

          L'obturateur va prendre un petit peu de temps pour s'ouvrir, par exemple 2/1000° de seconde
          L'ouverture est maximum pendant 6/1000° de seconde
          L'obturateur se referme pendant 2/1000° de seconde

          L'éclair du flash dure 1/1000° de seconde : courbe verte.

          Si l'éclair est décenché trop tôt, eclair 1, il arrive pendant l'ouverture de l'objectif qui devient alors un diaphragme et qui réduit l'intensité lumineuse reçue par le capteur.
          Si l'éclair est déclenché trop tard, éclair 3 : il arrive pendant la fermeture : c'est comme ci-dessus. Ou il arrive après, éclair 4 : il n'a servi à rien.

          Il y a donc un problème de synchronisation pour que l'éclair arrive toujours pendant la période d'ouverture maxi de l'obturateur : éclair 2
Alt
          Oui, mais, faire une photo au flash sur de grandes vitesses d'obturation, c'est débile ! Remarque : l'exemple est pour un obturateur central... comme on n'en trouve presque plus. Sur les machines un peu évoluées, on a des obturateurs focaux : soit un rideau, soit des lamelles. Et là, c'est bien plus rigolo !

Comment cela se passe pour un obturateur à rideaux ?

          J'utilise le rideau parce que c'est plus simple à dessiner. Mais, c'est pareil avec des lamelles.
Principe de l'obturateur focal
          C'est comme au théatre : il y a deux rideaux.
- Le premier cache le capteur en tout temps (hors la prise de vue, naturellement). C'est le rideau bleu
- Quand je déclenche, ce premier rideau se déplace d'un côté à l'autre de la fenêtre en la laissant ouverte. Et ce à vitesse constante. Donc du 1/10° au 1/10000° de seconde, il se déplace toujours à la même vitesse. La lumière passe donc jusqu'à ce que ...
- le temps de pose soit atteint. Le deuxième rideau, (le rouge), qui était caché jusqu'àlors suit le premier : il recache donc le capteur. Lui aussi se déplace à vitesse constante, la même que le premier rideau.
- Quand le deuxième rideau arrive de l'autre côté, la fenêtre est fermée, la photo est prise, tout le monde reprend sa place. Et, naturellement, sans laisser passer la lumière vers le capteur.
Bilan des temps de l'opération.
          On peut reprendre le chéma ci-dessus (conservons les mêmes durées pour simplifier.) :
- il faut un temps donné au rideau bleu pour ouvrir la fenêtre, disons 2/1000° de seconde ;
- la fenêtre reste ouverte complètement pendant 6/1000° de seconde ;
- puis, le rideau rouge referme la fenêtre en 2/1000° de seconde

          Le capteur est donc éclairé simultanément sur toute sa surface pendant seulement 6/1000° de secondes
          En revanche, si, tout à l'heure un point du capteur subissait une lumière de plus en plus vive puis de moins en moins jusqu'à la fermeture de l'obturateur, maintenant : un point du capteur reçoit toute la lumière pendant la totalité du temps de déplacement des rideaux.
Et pourquoi toute cette choucroute ?
          Parce que si, quand on n'utilise pas de flash, tout cela n'a pas d'importance, si on veut profiter au maximum de son matériel, il faut avoir compris cela !
La course des rideaux
Alt

De l'utilisation avancée du flash

Photo au flash =2 images supperposées
          On peut considérer qu'une image prise au flash est constituée en fait de deux images :
- l'image qui serait obtenue si on n'utilisait pas le flash. Elle est construite pendant le temps défini par la courbe rouge ci-contre.
- l'image qui serait obtenue si on considère le temps de vie de l'éclair du flash, définie par la courbe verte.

          Pour bien maîtriser le flash,il faut imaginer se stratagème.

          Dans ce contexte, le seul paramètre que l'on ne maitrise pas, c'est la durée de l'éclair : il est de 1/1000° de seconde. Point !
          Alors, travaillons un peu les autres paramètres !

          En fait, un éclair dure entre 1/800° de seconde à un peu moins de 1/1000° suivant les flash.
Alt

Temps de pose pour les images au flash

Temps de pose limite ou trop court
          Ce paramètre est à considérer seulement sur les appareils ... qui permettent ce réglage ! Donc, des appareils bridge ou réflex.

          Si le temps de pose de la courbe rouge n'est pas suffisant, on risque de ne pas profiter de toute la lumière du flash.
          Sur les obturateurs centraux, la limite est voisine de 1/500° de seconde
          Sur les obturateur focaux, la limite est de l'ordre de 1/200° de seconde. Dans tous les cas, cette limite est indiquée sur le manuel de l'appareil. Pour le 40D, c'est 1/250°.

          Sur les appareils haut de gamme, en mode automatique, on n'a pas ce souci à gérer.
Qu'est-ce qu'on risque ?
          Obturateur central : on ne profite pas de la totalité de la puissance de l'éclair. L'image restera donc sombre.

          Obturateur focal : c'est plus rigolo ! On a vu ci-dessus que chaque point du capteur reçoit la lumière pendant le même temps. Donc, pour que le coup de flash soit utile, il convient que chaque point du capteur profite de sa lumière. Donc, il faut que l'éclair agisse après que le rideau bleu ait dégagé complètement le capteur ET avant que le rideau rouge ne commence à recacher le capteur.
          Si la vitesse d'obturation est trop grande, le rideau rouge commence à refermer la fenêtre AVANT que le rideau bleu ne l'ait dégagée complètement.
          Sanction immédiate : certains points du capteur ne verront pas l'éclair !
          Le résultat est typique : l'image est traversée par une bande plus éclairée que le reste.

Utilisation de la lumière ambiante sur des sujets fixes

          Si on utilise le flash, c'est parce que la lumière ambiante est trop faible pour obtenir des paramètres de prise de vue habituels :
- ouverture «normale» : de 5 à 16, par exemple
- vitesse «normale» : de 1/100° à 1/400° de seconde, par exemple.
          C'est facile d'ouvrir le diaphragme jusqu'à l'ouverture maxi, généralement de l'ordre de f/4. Ensuite, l'automatisme de l'appareil descend la vitesse jusqu'aux limites du risque de bougé.

          Mais, si le flash est en batterie, l'appareil va corriger les réglages. Et, quand ce qu'il pense être le sujet est suffisamment éclairé, il ferme l'objectif. Et le fond est tout noir !
          Maintenant qu'on sait que l'effet du flash est limité dans l'espace, on va exiger de l'appareil qu'il fasse comme on veut, nous, et pas lui !
          On choisit le mode manuel. Et on règle les paramètres à sa guise pour que l'éclairage de l'environnement du sujet soit utile à l'image : on force une vitesse lente ou une grande ouverture.

          L'éclair va illuminer le sujet dans de bonnes conditions. Et sur l'image, on aura un sujet bien illuminé dans un décors acceptable.
          On peut paufiner le principe en utilisant le paramètre sensibilité jusqu'à l'équilibre correct.

Utilisation de la lumière ambiante sur des sujets mobiles

          C'est le cas ci-dessus. Mais !!!!
          Sur «l'image rouge», le sujet va se déplacer. Donc, si je tiens bien mon appareil, sur la photo le fond sera bien net. Mais, mon sujet sera flou, puisqu'il bouge.

          Sur «l'image verte», le laps de temps est si court, 1/1000° de seconde, qu'il sera normalement net.
          Donc, plus la pose sera longue, plus le déplacement du sujet sera visible. (Dans ce cas, il reste le diaphragme pour régler la lumière reçue par le capteur.
          Ce phénomène est utilisé pour gérer des images de mouvement. La supperposition flou/net donne l'impression recherchée.

          Sur certains appareil, il est possible de gérer le moment de l'éclair du flash :
- soit au premier rideau : Quand ce rideau a complètement découvert la fenêtre, l'éclair part. «L'image rouge» se créera donc après l'éclair. Le flou sera du côté du mouvement du sujet, devant dans le sens de la marche.
- soit au deuxième rideau : «l'image rouge» se crée immédiatement. «L'image verte» se crée en fin du mouvement. Le flou sera donc derrière le sujet, donnant l'impression de vitesse.

          Dans les deux cas, plus le temps de pose est long, plus la trace est importante.

Renforcer la lumière ambiante.

          En général, on utilise le flash «en tir tendu» vers le sujet. Si cela résoud le manque de luminosité du sujet, cela crée des problèmes d'éclairage :
- les ombres du sujet disparaissent : on perd ainsi, par exemple, les modelés des visages.
- les ombres parasites se créent : il est difficilie de ne pas avoir l'ombre chinoise su sujet sur le fond. Phénomène plutôt disgracieux.
          Cette remarque est l'appanage des flashs intégrés : l'auréole est garantie.

          La tête orientable permet de faire disparaître ce défaut trop souvent gênant. C'est possible avec un flash extérieur, dit cobra
          Mais, avec un flash cobra, avec la tête tournante, il est possible d'orienter l'éclair vers une surface réfléchissante.
          La surface la plus souvent présente, c'est le plafond. La lumière de l'éclair tombe sur le sujet en créant une lumière douce est génératrice de beaux modelés.
          Autre avantage : cela fait disparaître les ombres des lunettes pour ceux qui en portent.

          Revers de la médaille : attention à la couleur de la surface réfléchissante. Il faut qu'elle soit suffisamment réfléchissante, donc de couleur claire. Et si possible blanche pour ne pas renvoyer des couleurs de film d'horreur sur les visages.

Quelques défauts engendrés par le flash

Récurent problème des yeux rouges
          La lumière du flash arrive directement à la rétine ... qui renvoie l'ascenseur. Et comme elle est rouge, les personnages ressortent avec des yeux de lapin.

          Ce problème n'existe pas qu'avec les yeux : si des poussières sont en suspension dans l'air trop près de l'objectif, elles vont renvoyer des traces très désagréables sur la photo.

Remède

          Très simple, même si c'est onéreux : le flach cobra ! Le rayon n'étant pas strictement dans l'axe, son retour, qui existe, rate l'appareil.
          A condition que le sujet soit assez proche !


          Ce phénomène est une plaie pour les photographes sous-marins avec tout le placton qui flotte entre deux eaux.

Macro photographie
          Si l'éclair n'est pas assez puissant pour la photo éloignée, il l'est nettement trop pour la photo rapprochée.
          Donc, très souvent, en macro, il vaut mieux éviter le flash.
Remède
          Pour atténuer la violence de l'éclair, il suffit de poser un tissu assez trransparent sur la torche. On est fort bien aidé dans cette manoeuvre par les outils de mesure de la lumière de l'appareil.

          Précaution : si on utilise le flash en macro,je conseille de doubler : une image au flash et une sans.
Confiture de fraise avec flash.
          Image rapprochée. Flash interne de l'appareil.

          Les rendus sont différents. Mais, l'un est-il meilleur que l'autre ? C'est selon les ensibilités.
Confiture de fraise sans flash.

Crispation des visages
          Les personnes photographiées craignent la violence du flash dans les yeux. Donc, s'ils sont prévenus ou s'ils regardent l'appareil, ils vont froncer les yeux, ce qui provoque aussi des rides disgracieuses
Remède
          Savoir faire des images sans le crier sur les toits.
          Mettre un linge sur la torche pour atténuer la violence de l'éclair. Cela a en plus la bonne idée de rendre une image plus douce.

Les reflets parasites
Abaye de Citeaux avec le flash.
          De loin la plus grande plaie du flash : le reflet parasite !
          Tout le monde s'y fait prendre !

          Seuls remèdes :
- ouvrir les deux yeux quand on photographie. L'oeil hors du viseur voit ce défaut lui sauter à la figure.
- faire deux clichés : un avec et un sans flash.
- contrôler le résultat de la prise de vue au déboulé... et refaire si besoin.
Abaye de Citeaux sans le flash.

Savoir se passer de son flash

          Le flash est un outil très pratique, voire indispensable. Mais, ce n'est pas pour autant qu'il faut en abuser.
          Cet outil ne sert à rien dans les grands volumes. La seule solution : apprendre à poser sans bouger. Ici, image au 1/8° de seconde (sans appui)

Reims, la basilique St Remy Cliquer pour le retour.




 
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  Dernière modification : 15/12/2010